Transfert et contre-transfert en relaxation psychanalytique
Transfert et contre-transfert sont des concepts fondamentaux de la psychanalyse.
Le contre-transfert est une notion complexe, difficile et controversée,
qui a mis du temps à s’élaborer. Longtemps considéré comme un obstacle,
il est peu à peu devenu un outil pour le psychanalyste, tout comme le
transfert.
Comment ces concepts opèrent-ils en relaxation psychanalytique ?
Le cadre analytique constitue une référence majeure dans nos pratiques
de relaxation. En empruntant la voie du corporel et des sensations,
quels nouveaux chemins dessine-t-on ?
En relaxation, le thérapeute s’implique corporellement dans le champ
transférentiel par les inductions verbales et par le toucher. La prise
en compte des sensations s’inscrit dans ce champ et impose au
psychanalyste le repérage et l’analyse de son contre-transfert. En
effet, s'il écoute le corps du patient, il écoute également son propre
corps et ses propres ressentis.
Au cours de ce colloque nous souhaitons partager nos
interrogations, nos expériences cliniques, inscrites dans des parcours
théoriques différents, voisins, apparentés, pour cheminer ensemble vers
une possible élaboration de ce que suscite en nous la question de ce
rapport corps-parole dans la dialectique transfert/contre-transfert.
Colloque de l’AREPS des 22 et 23 janvier 2011 :
Psychanalyse et relaxation, quelles pratiques aujourd’hui ?
ARGUMENT
Le training autogène de Schultz, lorsqu’il est introduit en France dans
les années 50, suscite un vif intérêt chez quelques psychanalystes.
Au fil du temps, ces psychanalystes aménagent des pratiques différentes
qui ont en commun la mise en mots du corporel dans un cadre spécifique
à chaque méthode.
Les différences entre ces techniques témoignent de la créativité de
ceux qui les pratiquent mais aussi de leur inscription dans une
filiation.
- Avec Michel Sapir, s’élabore une approche prenant en compte les
sensations et leur représentation dans une dimension
transférentielle : la relaxation à induction
variable.
– L’abord de Julian de Ajuriaguerra privilégie le dialogue
tonico-émotionnel et le contre-transfert dans la création de sa méthode
de
relaxation.
– Jean Bergès, à partir des travaux sur le tonus et de
Ajuriaguerra sur le corps , a tenté de nouer les trois registres lacaniens (réel,
imaginaire, symbolique) dans une méthode de
relaxation thérapeutique.
– De leur questionnement sur le rapport corps réel-corps imaginaire,
Sami-Ali et Sylvie Cady font émerger la relaxation psychosomatique.
Ces méthodes sont nées de processus de pensée différents. Aujourd’hui,
leur pratique en reste-t-elle marquée ? Comment ont-elles
évolué ?
INTERVENANTS Gildas Le Bayon : psychiatre, psychanalyste
Monique Meyer : psychologue, psychanalyste
Randolph Willis : psychiatre, psychothérapeute
Marika Bergès-Bounes : psychologue, psychanalyste
Marie-France Biard : psychologue, psychanalyste
Sylvie Cady : psychosomaticienne, psychanalyste, directeur du Centre International de Psychosomatique
Daniela Alessi : psychanalyste
Giorgio Rossi : psychothérapeute
Monique Londiche : psychologue, psychanalyste
Michel Dreyfus : psychiatre, psychanalyste
Jean Marvaud : psychiatre, psychanalyste
Claude Broclain : psychologue, psychanalyste
Christine Bonnet : psychomotricienne,psychothérapeute
Simone Cohen-Léon : psychiatre, psychanalyste
Christiane d’Olier : psychologue, psychanalyste
PROGRAMME ( a eu lieu)
Accueil des participants par le président de l’AREPS, Jean Marvaud
Modérateur :
Gildas Le Bayon
: Monique Meyer, AREPS : Notre méthode : fondements et évolution : Randolph Willis, APAR : Réduction d'une hypocondrie
sévère par la fonction alpha du dialogue tonique et une autoanalyse
ardue d'un contre-transfert négatif généralisé
Marika Bergès-Bounes, ARTEA : Relaxation thérapeutique Jean BERGES, quoi de neuf ?
Modérateur : Marie-France Biard
Sylvie Cady, CIPS : Corps réel - corps imaginaire et relaxation psychosomatique Daniela Alessi, APR et Giorgio Rossi, APR : Du parcours des soins au parcours du rêve
Monique Londiche et Michel Dreyfus, AREPS : Groupe de formation : jeux et enjeux Clôture de la journée et présentation de la suivante par le président
Simone Cohen-Léon et Christiane d’Olier, AREPS : Du
Training Autogène à la Relaxation Psychanalytique. Qu'en est-il de la
formation ?
: Table ronde avec l’ensemble des intervenants
Clôture de la journée par le président de l’AREPS, Jean Marvaud
I
Colloque de Printemps du 21 Mars 2009
Relaxation aujourd'hui : entre la cure
au long cours et les interventions brèves,
quelle place pour le symptôme ?
La cure au long cours fonde la pratique de relaxation psychanalytique (méthode Sapir).
Mais dans certaines situations spécifiques, la
relaxation
s'exerce dans un cadre particulier et parfois dans un temps
limité.
Nous aborderons dans ce colloque les différents champs
d'intervention :
- Hospitalisations de courte durée.
- Cures ambulatoires.
- Séances de sensibilisation à la
relation soignant-soigné.
- Formation universitaire.
Dans ces interventions brèves, qu'en est-il du
transfert ?
Comment peut-il se moduler ?
La relaxation permet-elle alors d'introduire la question du
sens
du symptôme, d'initier une demande, d'ouvrir de nouvelles
perspectives thérapeutiques ?
Interventions de Monique Londiche, Jean Marvaud,
Agnes Molard, Mireille Paulet . Discussions, table
ronde générale.
Travail de supervision
Destiné à tout soignant de formation
psychanalytique qui,
après une expérience approfondie de relaxation,
désire s'engager dans une pratique institutionnelle ou
libérale de psychothérapeute de relaxation.
PARIS
Supervision en groupe de 4 à 6 personnes. Animé
par un psychanalyste membre de l'AREFFS.
Supervisions individuelles : responsable, Simone COHEN-LEON